Une nouvelle fois nous venons devant les medias exposer les situations de familles pour qui se loger est impossible :
- sans logement,
- vivant dans des habitations insalubres,etc.
Après des années de paroles fortes du préfet Pierre Breuil sur la résorption du déficit de logements sociaux, la triste réalité est devant nous.
La plupart des communes du littoral sont hors la loi SRU : Antibes n’atteint pas les 6% de logements sociaux !
Des promesses, des déclarations intempestives du genre « pas de programme immobilier sans 20% de logements pour actif » … au résultat : rien ou presque rien.
Dans ce quartier du centre ville encore populaire, en deux ans près de deux cent logements ont été construits, quid des logements sociaux ou pour actifs ?
Aujourd’hui dans le quotidien local, le tableau du coût des loyers du marché libre démontre s’il en était besoin, l’impossibilité de se loger pour une famille de salariés ou d’actifs :
- 800 euros pour un 4 pièces + charges
- 500 euros pour un studio + charges
- 700 euros pour un 3 pièces + charges
C’est donc bien le parc social qui doit se développer.
A Antibes, c’est un nombre ridicule qui est annoncé pour les années à venir et qui ne correspond pas aux besoins.
Alors que plus de 2 000 logements sont vacants à Antibes,
60 000 dans le Département dont 1 000 dans le parc de l’OPAM,
1 000 c’est le nombre de familles qui doivent être expulsées dans les Alpes Maritimes en 2006 !
Aujourd’hui, le logement est devenu un objet de spéculation et la droite au pouvoir dans ce département et dans les grandes villes l’encourage.
Pour Antibes, le tableau du montant des droits de mutation encaissés par la commune et son évolution démontrent que des logements se vendent et s’achètent !
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2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
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5 888 110,54 € |
6 139 191,15 € |
6 230 039,15 € |
8 029 652,59 € |
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251 080,61 € |
90 848,00 € |
1 799 613,44 € |
Plus de huit millions d’euros de droits de mutations encaissés en 2005 : combien sont consacrés au logement social ?
L’argent de la spéculation serait ainsi « blanchi » ! L’apartheid social qui se développe avec la pénurie de logement serait réellement combattu.
et aucune expulsion sans relogement
- Nous exigeons l’application de la loi qui permet la réquisition des logements vacants.
- Nous demandons à Monsieur le Préfet des Alpes – Maritimes la mise en place d’une conférence départementale du logement avec les services sociaux, élus, associations de locataires qui pourraient traiter en amont les dossiers d’expulsion.
- Nous exigeons un contrôle attentif et permanent sur la gestion de l’OPAM et sa transformation en organisme pluraliste.
- Nous proposons de soumettre toutes subventions des collectivités versées aux bailleurs sociaux à la mise en place d’un comité de pilotage avec des représentants de locataires, des élus, les services sociaux.
- Nous demandons des sanctions plus fortes à l’encontre des élus qui se moquent des besoins de logements sociaux et ne respectent pas la loi.


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