Mardi 3 octobre 2006
2
03
/10
/2006
16:21
Gérard Piel et Denis La Spesa, élus de "la Gauche et l’Ecologie pour Antibes", sont intervenus à plusieurs reprises au cours de cette séance.
En ce qui concerne les arrêtés du maire : Le
N°9 : un arrêté de préemption dont la DIA expirée le 9 avril 2006, la notification a été faite le 10 avril 2006 !!
Ils ont demandé si le droit de préemption était vraiment utile ? Et comment le Maire pouvait justifier ce retard d’un jour ?
Ils se sont félicités de
l’arrêté n°29 qui permet la poursuite de la procédure à l’encontre du Karting du Pylône qui pollue la vie des habitants du quartier. Ils ont noté que l’Office du Tourisme accepte pourtant la publicité pour ce circuit aujourd’hui illégal.
L’arrêté n°30 permet la location avec un bail de six ans un logement de la commune. Ils ont demandé que cette procédure soit généralisée à tous ceux qui sont sans logis.
Pour ce qui concerne les délibérations, il sont été les seuls à ne pas voter le régime indemnitaire des administrateurs et l’indemnité qui est liée,
pour quatre personnes celle-ci est évaluée à 27 600 € par an. Dans le même temps, les sapeurs-pompiers sont en grève et luttent pour une prime amplement justifiée de 74 € par mois (voir communiqué).
Ils ont voté contre le lancement d’une procédure de Délégation de Service Public car ils souhaitent la mise en place d’une Régie municipale
sur la zone de mouillage collectif et d’équipements légers de plaisance de l’Olivette :
« Nous ne sommes toujours pas d’accord sur votre refus de régie municipale. Le personnel communal n’avait pas d’expérience pour la gestion des plages et le résultat de la plage municipale est excellent ! Ce personnel pouvait être mutualisé avec le port du Croûton et, de fait, réaliser une économie d’échelle. Il semble que, pour tout ce qui touche à la mer et aux ports, vous préfériez le statut quo et vous appliquez votre principe de modération à des gens qui n’en ont pas beaucoup, il est vrai. Le cahier des charges clarifie la situation mais cela ne suffira pas sur un site qui, pendant des années, s’est apparenté à une chasse gardée.
Le libre accès au littoral doit être la règle ici comme tout autour du Cap !
C’est pour cela que nous vous proposons de supprimer dans cet article toute référence ou dérogation préalable demandée à l’autorité concédante. » Ils ont voté contre les autorisations d’urbanisme situées dans les espaces proches du rivage au titre de la loi Littoral, en particulier sur le permis de construire concernant La Siesta. Ils ont fait remarqué qu’en quelques lignes le maire et sa majorité municipale votaient plus de 1 000m2 de SHON supplémentaire dont plus de 500 m2 seraient régularisés donc construits sans permis et dont la hauteur dépasserait largement la hauteur actuelle.Fort de l’expérience, il serait judicieux d’encore mieux préciser dans le cahier des charges à l’article 11 : la nature des travaux d’entretien autorisés et d’interdire complètement tout ce qui peut s’apparenter à du travail de chantier naval.
Sur ce dossier qui doit faire l’objet d’un accord préfectoral, ils vont saisir le Préfet des Alpes – Maritimes afin que cet accord soit refusé.
Sur le rapport annuel concernant le Port Vauban, ils ont comparé les qualités de celui-ci et de celui de Cogolin :
«
Vous avez l’habitude de mettre en évidence les qualités de la ville, son excellence… alors permettez-moi un comparatif entre le port Vauban et celui de Cogolin :
- Pour cent places de moins, 1600 au lieu de 1700 - Cogolin est géré avec un commandant de port et deux maîtres de port ; Antibes dispose d’un directeur, un commandant et deux maîtres de port. - Pour une place à l’année bateau de 8x3 :
2 032 € à Cogolin
2 856 € + 25 € de redevance eau et électricité à Antibes
- 12 wc dont certains payants à Antibes ; 21 wc à accès gratuit par digicode à Cogolin - Antibes : un point de récupération de l’huile de vidange mal indiqué ; Cogolin : 6 cuves réparties et bien indiquées - Les extincteurs : 19 à Cogolin, à Antibes pas vu - Pour les eaux noires, à Antibes il faut faire appel à Sud Est Assainissement, à Cogolin une cuve de pompage mobile sur remorque ! - Quels contrôles sont prévus pour les rejets en mer ? Ils sont quotidiens à Cogolin.
Voilà une approche différente du fonctionnement mais si Antibes souhaite vraiment le label Port propre, il va falloir faire des efforts. »
Concernant l’Office du Tourisme. Ils ont demandé au rapporteur le budget réel consacré à Musiques au cœur en 2006.
Ce budget est de 686 632 € HT. Dont voici le détail du prévisionnel 2006:
- Billetterie : 114 750 €
- Partenaires entreprises : 3 380 €
- Conseil général : 90 000 €
- Casino Siesta : 363 000 € (65% du déficit commercial)
- Office du Tourisme : entre 100 et 120 000 €
- 2 037 spectateurs payants dont 88 abonnements et 595 invités (30 %)
- les cachets artistiques sont de 215 366 €
- les frais de production 79 500 € HT (Eve Rugieri production)
- Viennent ensuite les taxes et frais de personnel sur site, techniciens, metteurs en scène, costumière, coiffeuse,etc. : 60 000 €
- Les frais d’équipement du site : 185 000 €
- Les frais de communication : 147 000 €
Intervention sur le rapport annuel du service de l’eau et de l’assainissement : «
L’assainissement :
Les boues de la station d’épuration sont traitées soit à Tarascon soit à Septemes les Vallons. Cela n’est pas très économique ni écologique. Pourtant des systèmes de traitement des boues par grillage existent. Veolia détient plusieurs brevets et souhaite même installer un équipement à Bar sur Loup afin de traiter ces boues et celles des parfumeurs alors que le traitement au plus près de l’usine est possible.
Une étude pourrait nous aider à y voir plus clair.
Les volumes traités en station sont en baisse. Tant mieux, mais l’exploitant n’explique pas cette baisse par un meilleur rendement du réseau mais par la pluviométrie moins élevée !
Le compte-rendu financier est toujours aussi abscons. Quelle économie sur le choix de Tarascon (site Veolia) en lieu et place de Septemes les Vallons (150 Km de +) ?
Pourquoi une augmentation importante des charges du personnel ?
Sur l’eau :
La nouveauté de Veolia c’est la remise d’un schéma simplifié dont la compagnie précise que le document n’est pas tenu à jour ?!
Plus sérieusement, le prix de l’eau a augmenté de 5,4% en deux ans dont 2,2% cette année. L’eau devient une denrée chère, très chère, surtout si on n’a pas les moyens.
Nous notons : le credo de Veolia : économique, social et environnemental.
Social : parlons-en !
Vous vous rappelez, mes chers collègues, que vous avez voté un avenant, le 15ème , en janvier 2006 qui, entre autre, mettait en place l’individualisation des contrats de fournitures d’eau dans les immeubles collectifs.
Cette nouvelle tarification est en cours au Laval et au Laetitia, citée abandonnée par l’OPAM. Le résultat est catastrophique car Veolia détourne à son profit ce qui devrait être une bonne chose.
La facture de six mois est à payer par anticipation y compris les diverses taxes (que Veolia fera fructifier en banque avant de les reverser) sur des estimations de consommation fantaisistes (parfois quadruplées).
La plupart des familles n’ont pas pu payer ces lourdes avances alors qu’un relevé des compteurs pouvant servir de base avait été fait par Veolia le 22 mars 2006.
Aucune concertation entre l’OPam qui faisait payer la consommation réelle et Veolia, etc.
Bientôt va venir le tour du Pont du Lys, Les Châtaigniers, etc. Des dizaines de familles se trouveront confrontées à cette nouvelle procédure et ne pourront pas payer, donc social, NON, s’il vous plait !
Dans certains départements il a été mis en place une Commission départementale de solidarité. J’ai demandé à Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes d’en créer une dans notre département car de plus en plus de familles vont se trouver confrontées au coût de l’eau qui, je le rappelle, n’est pas produite par Veolia.
Une Commission locale doit être créée dans notre commune, immédiatement.
Le rendement du réseau est toujours aussi mauvais. Près de 20% d’eau qui s’évapore, cette « part des anges » n’est pas perdue par tout le monde puisque Veolia nous la facture.
Dernier point soulevé, nous souhaitons avoir des explications sur le changement d’estimation qui figure en page 2 du document :
« la société comptabilise en chiffre d’affaires de l’exercice de consommation et non plus d’émission des factures des volumes correspondant ».
Nous terminons en soulignant le résultat de Veolia environnement, celui du premier semestre 2006 :
Bénéfice net : 444,5 millions d’euros, une hausse de 40%.
Cela me conforte dans le choix du service public pour la gestion et la distribution de l’eau.
Actuellement partout où Veolia et les autres sociétés sévissent, elles n’ont pour seul but que d’augmenter leurs marges, leurs résultats en vendant un bien qui appartient à tous." Dernier rapport sur lequel ils sont intervenus : la qualité des eaux de La Brague et de ses affluents (SIAQUEBA) : "
Nous saisissons l’occasion de ce rapport pour vous demander si vous comptez prendre des initiatives quant à la dégradation des protections installées après la dernière crue de La Brague provoquée par la Valmasque à leur confluent. Les protections n’existent plus. Vous avez reçu des photos qui le montrent et le démontrent.
Peut-être faut-il se poser la question sur le rapport qualité-prix de ces travaux ?
Mais des actions doivent être entreprises pour remettre en forme des protections qui, aujourd’hui, sont plus dangereuses que si elles n’existaient pas !
Le dossier doit être traité rapidement et en priorité par la commune."
Commentaires