22 Mai 2008
Ce matin, un cortège compact et coloré à Nice encore plus de 5000 manifestants pour crier sa colère contre les régressions sociales, pour une augmentation des salaires, des pensions et contre toute augmentation d’année de cotisation. NON, les salariés refusent de travailler plus pour gagner moins.
En tête de manifestation, les lycéens qui continuent à dire NON à la casse de l’Education Nationale. Les lycées d’ Antibes étaient encore représentés : Jacques Dolle, le lycée Horticole et Audiberti étaient représentés malgré les pressions des proviseurs qui font éclater les blocus. Nous étions encore à leur côté ce matin devant le lycée, ces jeunes veulent poursuivre le mouvement pour ne pas être dans des classes surchargées et ils seront encore là samedi 24 mai à 14H30 devant la gare SNCF de Cannes !
Un peu plus loin, les salariés sans-papiers étaient aussi là pour demander régularisation et droits sociaux. Et puis beaucoup de salariés qui refusent d’allonger indéfiniment les années de cotisation et crier haut et fort que la retraite est un droit à faire valoir.
Avec les syndicats, le PCF demande l’augmentation des pensions, le rattrapage du pouvoir d’achat des retraites, le départ à 60 ans et la reconnaissance des départs anticipés pour pénibilité.
L’emploi est au coeur du financement des retraites. Pour cela, il faut un relèvement du taux d’activité, notamment des femmes, des jeunes, des seniors, une politique de développement des salaires et de la formation ainsi que des mesures pour résorber la précarité et pour la reconnaissance des qualifications Oui, l’emploi est au coeur du financement des retraites.
Le Parti communiste propose de revenir sur les exonérations de charges sans contrepartie. Il propose de moduler la part patronale en fonction de la politique d’emploi, de salaire et de formation des entreprises.
Pour garantir le système par répartition, pouvoir partir réellement à 60 ans et avoir de bonnes retraites, de nouveaux financements sont incontournables. Les revenus financiers des entreprises ne contribuent pas au financement de la protection sociale. Il faut les taxer.