6 Avril 2007
Encore une journée de campagne intense avec un mélange de rencontres, discussions de nos propositions et des rassemblements pour des luttes pour le droit au logement et pour défendre le service public d? éducation.
Dès 8 heures ce matin, nous parcourons le quartier du Pont Dulys en commençant par l?école, les immeubles et le marché : des discussions parfois animées et plusieurs dizaines de programme de Marie-George Buffet avec une lettre s?adressant à celles et ceux qui doutent.
Vers 10h30 retour à la permanence pour quelques travaux pratiques préparant le matériel de l?après-midi et de demain.
Une petite heure pour manger , parcourir la presse locale et bien sûr l?humanité quotidienne.
Dès 14h45, rassemblement avec une trentaine de personnes devant la salle du conseil municipal d? Antibes pour rappeler aux élus de la majorité des situations de précarité et des absurdités des logements vacants.

Une question à M. Léonetti avant de rentrer : « Allez-vous faire des baux précaires dans les logements vacants appartenant à la mairie pour parer à quelques urgences ? »
Il répond : « Rentrez au conseil, vous aurez un exposé sur ce sujet. »
Nous sommes donc rentrés, l?exposé concerne le PLH de la CASA faisant le constat accablant de la crise du logement : 5,4 % de logements sociaux à Antibes, le prix hallucinant à l?achat ou à la location ?..
Et un plan sûrement pas à hauteur de l?urgence sociale et de la crise du logement que traverse notre département même s'il y a eu quelques changements entre autres une volonté de faire 50% de PLUS et PLAI (logements pour les personnes les plus en difficulté) dans toutes les nouvelles constructions?
Mais là où les personnes mal-logées bondissent c'est quand ils entendent qu'il devrait exister une plate-forme pour étudier les cas d?expulsion mais cette plate-forme ne fonctionne pas !!
M. Léonetti explique alors qu?aucune expulsion ne se produit avant une fine étude des services sociaux. Malheureusement nos dossiers et nos rencontres e nous disent pas cela !
Et pourquoi M. Léonetti refuse de parler des logements vacants qui pourraient pourtant pallier aux urgences de logement avant d?attendre la récupération du retard pris par notre département qui peut prendre plus de 10 ans ! M. Léonetti et sa majorité (très peu présente au conseil municipal) auront-ils le courage de dire aux personnes qui vivent à 3 dans une chambre de foyer d?urgence, à des familles menacées d?expulsion depuis le 15 mars, à des familles qui vivent à 3 générations dans un 2 pièces, à des centaines de personnes qui attendent depuis plus de 5, 6 ou 7 ans un logement social : « Ah, désolé il faut encore attendre les constructions prennent du temps ! »
Pour continuer la journée, une petite visite à l?école de Juan- Gare pour parler avec les parents d?élèves et les enseignants qui se battent pour éviter la suppression de 2 classes. Et oui, ce gouvernement ne peut pas supporter que des enfants aient de bonnes conditions pour apprendre à lire alors ils décident avec une gestion comptable dramatique de fermer les classes sans évidemment tenir compte des spécificités de l?Ecole !
Toutes ces rencontres, tous les discours et les effets de la politique de la droite UMP, UDF ?nous donnent raison pour exiger une politique de gauche courageuse, de conviction à la hauteur de l?urgence sociale de notre pays.
Alors oui, changeons tout cela en 2007 en votant pour les candidats de la gauche populaire et antilibérale au présidentielle et aux législatives !