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Le blog du PCF de la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis
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Billet d'humeur d'un militant communiste.

Je n'ai pas à me justifier, mais je tiens à clarifier certaines choses.
J'en ai ras le bol des biens-pensant qui culpabilisent ceux qui refusent de donner leur voix à Royal, et le matraquage auxquels ils nous ont soumis depuis 15 jours me révulse.
Non, ce n'est pas le rejet d'une femme, puisque j'ai voté au premier tour pour une autre.
Bien sur que nous ne voulons pas de la politique de Sarko.
 
Mais l'alternative qui nous est laissé n'est pas à la hauteur des enjeux de société qui nous sont posés, et mettre au pouvoir une candidate, un programme, un parti qui persistent dans leurs erreurs du passé c'est se condamner à l'échec et installer définitivement la droite au pouvoir dans 5 ans.
 
 
On nous ressasse sans arrêt le 21 avril sans pour autant en chercher les causes réelles.
PAs une analyse sur les thèmes de campagne et les médias qui ont orienté les votes.
Pas une once d'autocritique sur la politique menée entre 1997 et 2002 et sur le programme de continuité proposé.

Au lieu de ça on met en cause les "dissidents" qui ont pourtant joué les Cassandre sur les insuffisances de l'époque.
 
 
Et là on nous ressert la même soupe.

Aucun enseignement sur le vote de second tour de 2002 qui a porté un président bananier au pouvoir avec une légitimité indiscutable (82% de voix et un taux de participation conséquent) et un vote de cohérence aux législatives suivantes.
 
Pas de recul sur les conséquences du vote utile qui affaiblissent la gauche dans son ensemble (toute la gauche dans son spectre le plus large pèse moins sur cette élection que sur celle de 2002).
 
 
Aucune reflexion sur le fait que le PS lorgne plus sur les voix centristes que sur celles  de gauche (je vois mal comment celui ci ose encore qualifier ses futurs ex partenaires d'extreme quand lui même dérive vers la droite, car l'UDF ce n'est pas du centrisme dans son
programme politique)
 
 
Donc je ne donnerai pas ma voix aujourd'hui.

 
Je rejette cette pensée unique que l'on veut nous imposer, sans tirer les leçons des échecs successifs de cette stratégie.
Ah ils sont beaux les bilans de l'union de la gauche, et de la gauche plurielle :
  • - le FN devenu un parti institutionnel,
  • - les partis de gauche hors du PS réduits à la portion congrue et totalement dépendants de celui-ci,
  • - un effritement de la société française et une remise en cause de tous les acquis sociaux, et j'en pense des vertes et des pas mures.
Avoir une vision politique c'est réflechir sur le long terme, pas en fonction de la prochaine échéance électorale.
C'est prendre des positions de convictions, pas pour surfer sur l'opinion publique de peur de déplaire.
 
Je terminerai par l'aspect de l'electeur.

Voter c'est dire ce en quoi on croit, pas en réaction à ce qu'on ne veut pas.
 
Le vote de protestation, c'est le fond de commerce du FN.

Et si demain le courant politique dans lequel je crois devait disparaître je ne me rabattrai pas sur son cousin (très) éloigné car ce serait là la mort de mes idées.

Régis Mezzasalma

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P
Autant je partage totalement le constat énoncé par Régis, autant je n'ai pas la même perception des enjeux du vote d'aujourd'hui.Je n'en rajouterai pas sur la collusion entre le PS et la classe dirigeante de ce pays (l'anecdote de Besson, ex conseiller de Messier chez Vivendi, responsable du secteur économique de PS et passé avec armes et bagages chez Sarkozy en dit assez long...), ni sur l'alignement du PS et de sa candidate sur les thèses libérales et sécuritaires. Et si un bon nombre des électeurs de gauche vont à reculons déposer le bulletin "Royal" dans l'urne, c'est bien parce qu'ils savent qu'ils n'ont rien de positif à attendre de son éventuelle victoire.Eh oui, dire que "l'alternative qui nous est posée n'est pas la hauteur des enjeux de société", c'est un doux euphémisme. Mais il n'y a pas d'autre issue, quel que soit le résultat du vote d'aujourd'hui, que de reprendre rassemblés la lutte, la bataille d'idée, l'élaboration d'une alternative politique, et d'imposer les changements dont notre peuple a besoin. Et si des militants politiques, syndicaux ou associatifs s'imaginent que dans les 5 ans qui viennet, il sera plus facile de lutter contre les licenciements, les bas salaires, les discriminations, les attaques contre les libertés si Sarkozy est élu me semble relever de la dangereuse illusion.Sera t'il plus facile de relever la tête avec des actions syndicales criminalisées, des grèves interdites dans les services publics, des salariés sous "contrats unique" autorisant le licenciement pour délit de sale gueule ? La bataille d'idée sera t'elle plus facile avec l'ami des Bouygues, Lagardère et Dassault à l'Elysée ?On peut légitimement considérer qu'il n'y qu'un mince interstice entre le libéralisme autoritaire des amis de M.Sarkozy et le social-libéralisme des amis de Mme Royal. Ce ne sera pas certainement pas facile, en létat actuel des forces progressistes, d'élargir cette fissure. Mais l'ignorer, c'est prendre le risque de ne pas se relever pour longtemps des coups qui nous attendent.
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