25 Novembre 2007
Six mois après l’accès de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, l’engourdissement généralisé du climat politique et social semble prendre fin. Tant mieux, ensemble faisons reculer le gouvernement et le MEDEF.
En effet, la grande arme de Sarkozy et de la droite, c’est la division : faire passer les cheminots pour des privilégiés, les fonctionnaires pour des parasites, les pauvres pour des assistés … et ceux qui luttent pour des égoïstes et des casseurs. Mais ne perdons pas de vue que tout cela est fait dans un objectif essentiel continuer d’augmenter la part des profits contre le pouvoir d’achat des salaires et des retraites, de casser les acquis sociaux et de dénigrer le droit de se défendre avec la grève.
Traité européen bis : une forfaiture démocratique !
Le peuple a mis à la porte en 2005 le TCE par un NON au référendum . Nous avons déjà exprimé notre refus à la concurrence comme dogme intangible, à un marché du travail déréglementé alors que le dumping fiscal et le moins disant social et fiscal triomphent, au fait que la Banque Centrale Européenne soit intouchable.
Le PCF fait signer une pétition pour demander un nouveau référendum et sera présent à un meeting unitaire (PCF ; PGE ; PRS ; MRC ; Gauche républicaine ; un responsable LCR) ce mardi à Paris.
Retraites : après « eux », ce sera « tous » !
Le pouvoir avec l’aide des grands médias mène une campagne de désinformation massive pour présenter les régimes de retraites des cheminots, des agents de la RATP… comme des privilèges. C’est une calomnie. Ces régimes sont liés à la pénibilité du travail, aux horaires décalés, au travail le week-end, au niveau de retraite plus bas en moyenne, aux taux de cotisation supérieurs …
La vérité est que ce gouvernement veut s’attaquer au fonctionnement des retraites par répartition, ils veulent baisser le niveau des retraites et passer à 41, voire 42 annuités pour tout le monde ….
Fonction publique : « travailler plus pour gagner moins » !
22 800 emplois en moins en 2008, un pouvoir d’achat en baisse constante : c’est une volonté délibérée de mettre à mal la fonction publique pour mieux la liquider en vantant les mérites de la privatisation.
Or il n’y a pas de république sans services publics donc sans fonction publique et donc sans fonctionnaires statutaires correctement rémunérés.
Alors non nous n’acceptons pas la baisse du pouvoir d’achat pour tous alors que les privilégiés ont eu droit à un cadeau fiscal de 15 milliards d’euros cet été !
Pécresse ou l’Université à 2 vitesses !
La loi « Pécresse » place l’université au service du marché, des besoins à court terme des entreprises et avec à la clef la disparition massive de filières et d’enseignements, la création de quelques centres élitistes et la concurrence entre les universités. Non les étudiants qui étudient bien souvent dans de très mauvaises conditions ne veulent pas de ces inégalités qui vont se développer !
Alors soyons en sûr, ce n’est pas un mouvement d’humeur ou une crise passagère avec laquelle le gouvernement pourrait faire « les gros bras » sans entendre et en essayant de manipuler l’opinion
Face à ces luttes il faut que le gouvernement accepte de négocier vraiment, des solutions justes et efficaces existent !