13 Février 2008
Ce comuniqué concerne particulièrement la ville d' Antibes avec les menaces de suppression d'heures qui pèsent sur le lycée horticole.
Le réseau École (Parti communiste français) et le SNETAP-FSU (Syndicat national de l’enseignement agricole public – FSU ) se sont rencontrés le 22 janvier 2008 afin de confronter leurs analyses et propositions concernant la situation faite à l’enseignement agricole public aujourd’hui.
Ils ont constaté un large accord sur l’analyse des dégradations résultant à la rentrée 2007de la réduction drastique des moyens de fonctionnement accordés à l’enseignement agricole public, ainsi que celles en préparation pour la rentrée 2008 et les cinq années à venir ( baisse programmée annuelle de 3% de la DGH pendant cinq ans ). Ce sont des dizaines de suppressions de classes qui sont ainsi programmées, pour un service public qui a déjà été amputé de plus de 200 classes depuis 2002 alors que, dans le même temps, le ministre s’emploie à préserver, voire à étendre, les moyens accordés à l’enseignement privé.
Dans le même mouvement, des réformes comme celle du Bac Pro en 3 ans, la réduction des options ou la concentration des BTS(A) constituent une menace contre l’enseignement professionnel agricole au niveau V et visent, outre la diminution des coûts, à favoriser le développement de l’apprentissage sous la direction des lobbyes agricoles régionaux.
Intervenant dans un contexte généralisé d’agression contre les services publics, et tout particulièrement de suppressions, de précarisation et de flexibilisation des emplois publics, ces mesures, directement inspirées par les politiques décidées au niveau de l’Union Européenne compromettent, à terme, l’existence même de l’enseignement agricole public au mépris des jeunes et des familles, mais aussi de l’avenir de la politique agricole du pays.
Le PCF et son réseau École soutiennent les actions engagées par le SNETAP- FSU pour la défense de l’EAP et de ses personnels.
Plus généralement, ils estiment que l’enseignement agricole, comme l’enseignement maritime, sont des voies de la formation professionnelle initiale des jeunes à préserver et à étendre dans le cadre d’un service public d’Education Nationale prenant en compte les conséquences de la prolongation souhaitable de la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans, auquel seraient rattachés l’enseignement agricole et l’enseignement maritime comme des composantes à part entière de la voie professionnelle de formation des jeunes et avec l’objectif d’acquérir une culture commune de haut niveau pour tous.
Paris, le 12 février 2008