27 Septembre 2009
En effet, plus de 400 salariés de Sophia-Antipolis étaient au rendez-vous intersyndical à Garbejaire vendredi 25 à midi.

Les militants et les élus communistes étaient aussi présents pour montrer leur solidarité envers ceux qui n’acceptent pas le fatalisme de la délocalisation et la marchandisation des savoirs.
Alors oui n’acceptons pas l’utilisation du mot crise pour licencier des centaines de salariés en empochant de l’argent public et en alignant des montants de bénéfice ahurissant qui n’ont rien à voir avec quelconque difficultés.
Oui M. Daunis arrêtez les propos lénifiants que vous dénoncez vous-mêmes et rappelez vous vos propos en Conseil Communautaire du 9 février quand Cécile Dumas, élue de la Gauche et l’Ecologie avait demandé une vigilance importante sur les problèmes d’emploi de Sophia.
Impressionnant d’entendre ces cadres de boite de technologies de pointe parler de la politique de délocalisation et de démantèlement à
petit feu des entreprises de Sophia : Alcatel-Lucent, HP, ST Microélectronics, WIPRO, Amadeus, Thalès, Schneider …. Aucune ne sont des PME, aucune ne sont en crise mais toutes veulent
satisfaire les énormes besoins démesurés des actionnaires.

Nous retournerons à la rencontre de tous ces salariés jeudi 1er octobre aux restaurants des entreprises.
Le soir même, Estrosi, ministre de l’industrie ou plutôt ministre des licenciements donne toujours l’impression de ne rien proposer alors que des journalistes lui rappellent que Sophia a perdu 4000 emplois en 10 ans et que les Alpes-Maritimes affiche +29,9% de chômage d’août 2008 à août 2009.
Le simple commentaire d’Estrosi est qu’il y a pire ailleurs. Désolé mais cela ne rassure personne et surtout cela ne ressemble pas à une proposition de ré-industrialisation de notre pays qui en a grand besoin !